Inner City Blog


Fable of the frog & the brute

Une rencontre de hasard entre Ben Webster et Oscar Peterson fait surgir du mange-disques de petits monuments, de sublimes historiettes à ne surtout pas raconter aux enfants.

« The Frog » et son saxophone-poumon est l’un des rares solistes à avoir pu accompagner avec pudeur la voix brisée de Billie Holiday. Est-ce pour échapper aux relans de whisky et d’héroïne qu’il a émigré au Danemark, où sa tombe est régulièrement fleurie, ou pour dire merde à une Amérique blanche en nœud papillon ?

« The Brute » et son piano de chat de gouttière irrévérencieux, resté fidèle au ghetto canadien qui l’a fait naître, est sans doute venu jouer avec lui ce jour-là pour dire merde gaiement. Merde aux non-fumeurs, merde aux siroteurs de Martinis-on-the-rocks, merde à ceux qui parviennent à ne pas sourire en écoutant ce blues-là, merde après tout, le jazz est bon quand il est partagé comme la boîte de sardines de deux vagabonds.


Un commentaire so far
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bluesy à souhait!

Commentaire par sylvie viaud




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