Inner City Blog


Useless and precious

Syl Johnson est la preuve vivante, maléfique, que la banalité et l’irruption du génie sont des sœurs qui se détestent, mais sont liées par un pacte de sang. En 1969, il enregistra ce très légitime sermon de victime jalouse, cette complainte de juge-pénitent, cette revendication de « bad boy with a big heart », avant de disparaître peu à peu derrière l’ombre érotique d’Al Green, l’ionisation multicolore de James Brown et le spectre velouté d’Otis Redding. Presque totalement effacé, inutile comme une chaise cassée, l’homme a lancé au début des années 80 une chaîne de fast-food de poisson, après nous avoir laissé de vieux disques à réécouter quand il pleut.


Un commentaire so far
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Magnifique pièce d’histoire ce morceau, une des plus belles pièces de protest song à coup sùr. Samplée par Dj Muggs 30 ans plus tard.

Commentaire par Paulinho




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