Inner City Blog


The mighty sorcerer

Le garçon a quitté l’école qu’il fréquentait tant bien que mal à dix ans, en 1920. Son enseignement, il l’a reçu dans les rues de Dallas, dans les pas du Dallas String Band où se parents s’ébrouaient. A l’âge de quinze ans, il portait déjà une guitare plus grande que lui comme on porte un agneau à tondre. L’aveugle magnifique Blind Lemon Jefferson, à la table du dîner, l’écoutait avec ses yeux blancs. Métis d’Africains et de Cherokee, il avait déjà ce museau de renard qui s’est multiplié jusqu’à sa mort banale, en 1975 à Los Angeles, sur les pochettes de tous ses disques. Aaron Thibeaux Walker… Comment voulez-vous que dans ces parages on ne l’appelât pas « T-Bone », l’enfant du blues ?

De son propre aveu, c’est la guitare électrique de « T-Bone » Walker sur ce « Call It Stormy Monday » qui a poussé B.B. King à s’acheter la sienne et à ne plus la quitter. Chuck Berry, adolescent, cherchait dans ses tablatures les constellations de son érotisme. En 1970, Jimi Hendrix écoutait encore ses sortilèges, dans sa maison de Mayfair, avant de s’endormir éternellement dans les pulsations cérébrales du Vesparax.


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