Inner City Blog


Erotic witchcraft

Il est étrange, extrêmement étrange, ce titre des 24-Carat Black, aussi étrange qu’une introspection de haschichin. Une voix de femme s’enroule autour d’une diabolique basse électrique du pays des merveilles. Une Alice tombe longuement, interminablement, au fond du puits des rêves, croisant des horloges, des chats, des théières et des automobiles.

« The Best Of Good Love Gone » ou la black soul cérébrale. Les yeux fermés sur un kaléidoscope psychédélique, incantant l’amour perdu, « le meilleur de l’amour envolé », les mains ouvertes et les épaules mouvantes comme celles d’une pythie, d’une magicienne. La Diotime de Socrate qui nous enseigne l’érotisme et le gospel.

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Goodbye samouraï
23 janvier 2011, 11:53
Filed under: Jazz | Mots-clefs: , , , , , , , , , , ,

Quand il ne reste plus que ça, que s’est éteinte la guirlande pathétique des amours médiocres, que le silence est revenu dans le bavardage, que le corps est enfin seul avec son petit tas de douleurs, que les fenêtres sont refermées sur le matin glacé, alors ce fou souriant d’Horace Silver et son quintet de tricoteurs géniaux peuvent librement parler.

Les voici, donc, dans un « Sayonara Blues » difficilement résistible, jazz et funk mêlés, une trompette céleste et les mains d’acier du chef sur son clavier d’ivoire, un méchant saxophone, un thème roulant comme un train du futur perforant Tokyo, perdus dans la traduction eux aussi…