Inner City Blog


Ain’t nothing
17 mai 2011, 6:34
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Fumeur de clopes, buveur de cafés, râleur de grenier, mangeur de gigot, grignoteur de pain, nageur de criques, chasseur de criquets, plongeur de haubans, glandeur de pont, goûteur de poulpes, roi de rien, empereur de personne, rigolard de salon, coupeur de cheveux en quatre, chipoteur de disputes, poète de petites filles, raconteur de bobards, chapardeur de monnaie, miauleur de soirs d’été, aboyeur de matins d’hiver, siffloteur de rues, je suis fait pour tous ces métiers, pas pour les autres, je disais encore l’autre jour, avant d’être interrompu par Bill Withers…



Three minutes truth
27 février 2011, 6:18
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Un 45-tours, c’était trois minutes pour dire la vérité.

Dans son ballon mauve, Freddie North est juste une fois passé au-dessus de nos villes, entre les briques rouges de nos murs et nos antennes rouillées, entre 1973 et 1975. Et puis il a disparu derrière le métro aérien, enveloppé par les fumées de nos cheminées collectives, dans les trainées dorées de ses cuivres. Nous sommes restés là, avec sa petite guitare chaloupant dans nos reins et un petit morceau de papier qu’il nous a glissé dans la poche : notre amour peut facilement se changer en haine, voilà tout. Merci et au revoir, Freddie.



The art of saying goodbye
3 juillet 2010, 12:18
Filed under: Funk | Mots-clefs: , , , , , , ,

Avant de partir, pourquoi pas laisser derrière soi une trace, une fumée, un parfum, un titre qui hante l’esprit dans l’étouffoir des grandes villes, une poignée de mains ?

Isaac « Ike » Hayes nous aidera cette fois-ci, pour dire la joie de s’en aller et la certitude de revenir.



Suffering and smiling

Ce qui nous pousse à choisir notre vie est souvent un secret. Briser l’ordinaire, voir d’autres terres, se laisser glisser dans les draps frais du quotidien ou préférer la méchanceté est un choix obscur, que nous faisons dans le silence de nos délibérations intimes. L’hostilité du monde, c’est autre chose. Elle est parfois savoureuse et fugace, comme le morceau de brioche chipée, pour son plus grand bonheur, au goûter d’un enfant.

Les Californiens improbables de War (rappelez-vous) chantaient en 1973 leur gospel funk le plus célèbre, « The World Is A Ghetto », pour ceux qui ne savent pas encore sourire aux épreuves et pour ceux qui ne le savent que trop bien.



Resist if you can

Que fait-on, en 1973, lorsqu’on se nomme Donaldson Toussaint L’Ouverture Byrd II (abrégé en Donald Byrd, tout de même), que l’on est issu d’une famille ordinairement opprimée de Detroit, que l’on a su prendre, à l’âge du lycée, la suite de Clifford Brown au sein des Jazz Messengers, que l’on a bientôt joué avec Herbie Hancock, John Coltrane, Thelonious Monk et Sonny Rollins, et que, soudain, on a décidé de partir seul, avec sa trompette, faire autre chose que ce que l’on a déjà fait ?

A peu près ceci, mélange de tout, agglomération de sons et de rythmes dorés et noirs, un autre jazz, un autre genre… Résistez, si vous le pouvez.