Inner City Blog


Afternoon wandering

Avec cet été qui n’arrive pas, mettons nos blousons doublés, fourrons nos mains dans les poches et sortons errer dans les terrains vagues de nos villes. Nous ferons ainsi comme nos pères, s’ils ne se sont pas trop vite convertis à la lumière d’abattoir de la vie bourgeoise. Nous ferons ainsi comme nos grands frères, qui ont été tristes avant nous.

Le gamin londonien Michael Kiwanuka, supporter de Tottenham et de Bill Withers, s’y trouve avec une grande chanson pleine de cuivres nigérians, de flutes de San Francisco et d’appels à l’aide du maître d’hôtel Marion Black. Passer l’après-midi avec lui permet de savoir quoi faire de nos nuits.



Ain’t nothing
17 mai 2011, 6:34
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Fumeur de clopes, buveur de cafés, râleur de grenier, mangeur de gigot, grignoteur de pain, nageur de criques, chasseur de criquets, plongeur de haubans, glandeur de pont, goûteur de poulpes, roi de rien, empereur de personne, rigolard de salon, coupeur de cheveux en quatre, chipoteur de disputes, poète de petites filles, raconteur de bobards, chapardeur de monnaie, miauleur de soirs d’été, aboyeur de matins d’hiver, siffloteur de rues, je suis fait pour tous ces métiers, pas pour les autres, je disais encore l’autre jour, avant d’être interrompu par Bill Withers…



Bottle in the sea
4 août 2010, 10:41
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« Il est très certain, mademoiselle, que le plus idiot est souvent le plus juste, le plus naïf est souvent le plus brillant, le plus clair est souvent le plus court. Les chansons servent à cela. Mais la vie est âpre pour ceux qui s’en tiennent aux presque-riens et qui se refusent à faire la nuit en eux. Les yeux brûlent. C’est pourquoi malgré les sourires de circonstance, vous partie, le monde n’est plus le même. »

— Raphaël Hythlodée, « Lettre trouvée dans une bouteille au retour d’un voyage »



Sure, I’m sure
30 mars 2010, 1:35
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Orphelin à 12 ans, engagé dans la marine à 17, ouvrier chez Ford à 26, Bill Withers était tellement convaincu que le show-business n’était pas un monde sur lequel il pouvait compter qu’il a conservé sa place à l’usine, même après le succès phénoménal d’Ain’t No Sunshine.

En 1972 sortait l’album « Still Bill » où figure cette superstar qu’est « Use Me », interprétée ici, avec un col roulé orange et une guitare acoustique banale, en compagnie d’un quarteron de partenaires en goguette, décontractés et parfaitement réglés, un jalon dans l’histoire de la soul, une pierre blanche dans un jardin de lave froide, l’histoire d’un homme amoureux d’une garce vénale, jouissant de l’alcool subtil d’un mauvais amour en dépit des humiliations.

Non, pas de surprise ici. L’assurance des nos certitudes.