Inner City Blog


Trip room

Une longue absence, donc un disque à la main… Sortie d’on ne sait où, vers Washington DC avec un père saxophoniste en uniforme, voici Meshell Ndegeocello. Cette dame a donné naissance, sur un dernier album polymorphe, à un oeuf-bijou enchanté et maléfique, une bulle obscure et chic dans laquelle se plaint une femme opprimée, un longue plaidoirie d’avocate des night-clubs et des droits du peuple : Rapid Fire.

En ouvrant la porte de la chambre d’où provient la musique, on respire pour notre envoûtement l’air de la Cold Wave et de ses prophètes noirs, mêlé au chant rituel d’Iggy Pop, dans la fumée de Gil Scott Heron.

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The Revolution will not give your mouth sex appeal
28 mai 2011, 5:14
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C.Q.F.D. (1949-2011)



Cold times

Tous les héros ont été tués ou trahis, ainsi va la politique pour beaucoup, surtout pour la plupart de ceux qui n’acceptent pas que la politique se pratique en rafales, par épisodes, moment après moment, victoire et défaite, la vie et la mort n’étant que des moments de l’ascension ou de la chute, l’abandon était souvent le seul point final qui offre la victoire à l’adversaire et le recul un geste tactique autant que l’avancée.

Ainsi Gil Scott-Héron, dans sa plus belle chanson avec Brian Jackson à mon avis, avoue-t-il ici, pour nous aussi en 2010, que « personne ne se bat parce que personne ne sait quoi dire ».



Hang on, sister
23 mars 2010, 8:23
Filed under: Soul | Mots-clefs: , , , , , , ,

Oui, et pourquoi le dire serait choquant après tout, les femmes éprouvent parfois des douleurs minables comme ces ivrognes célestes que les hommes vénèrent avec déférence, ressassent de misérables petits tas de secrets et des désirs exagérément lubriques, des chagrins sentant la cigarette froide et le verre vide gluant encore de whisky, s’endorment d’avoir trop abusé de servitude et de haschich, boivent pour oublier de honteuses pensées qui martèlent leurs tempes dans le matin pâle et haïssent les hommes, le temps d’en aimer un nouveau, pour leur coquetterie et leur légèreté stupide, leur autosatisfaction idiote et leur sophistication de pacotille.

Grâce leur soit rendue. Elles font alors parfois preuve d’une classe que peu d’hommes ont en eux. Esther Philips, morte à 48 ans de n’être jamais sortie de là, est leur grande sœur.