Inner City Blog


Sunday night turn-on
21 septembre 2010, 3:21
Filed under: Cinéma, Funk | Mots-clefs: , , , , , , , , , , ,

Une simple histoire de bail bondsmen, deux potes qui prêtent des cautions et récupèrent les payeurs récalcitrants, embringués dans une traque de super-maquereaux cruels, chacun sapé de manière plus pimpin’ good que l’autre, et des putes à 280 000 dollars : Truck Turner, c’est ça.

Pourquoi être allé acheter ce DVD pas cher, un dimanche ensoleillé, et l’avoir regardé dans la nuit, avec des cigarettes et du café ? Pour pouvoir jouir encore de la musique du générique signé Isaac Hayes, lequel se balade tout le film avec sa boule à zéro, sa barbe drue et un méchant petit blouson de jean.

Publicités


The art of saying goodbye
3 juillet 2010, 12:18
Filed under: Funk | Mots-clefs: , , , , , , ,

Avant de partir, pourquoi pas laisser derrière soi une trace, une fumée, un parfum, un titre qui hante l’esprit dans l’étouffoir des grandes villes, une poignée de mains ?

Isaac « Ike » Hayes nous aidera cette fois-ci, pour dire la joie de s’en aller et la certitude de revenir.



Funky survivors
25 mai 2010, 3:04
Filed under: Funk | Mots-clefs: , , , , , , , , ,

Non, les Bar-Kays ne sont pas tous morts dans le crash de l’avion d’Otis Redding. Ben Cauley fut même le seul survivant, tandis que James Alexander n’était pas dans l’avion.

Quelques recrues nouvelles et une poignée d’années plus tard, ils paradaient même au grand stade de Los Angeles où, en 1984, un homme en jet-pack atterrira devant des caméras venues du monde entier, pour donner le titre éponyme, comme on dit, du nanard « Son of Shaft » tournée l’année précédente et qui fit un bide mérité. Ils sont même encore vivants et continuent de tourner autour du génie, sans jamais vraiment l’atteindre, mais avec des costumes merveilleux.



Wah-Wah Odyssea
31 mars 2010, 4:36
Filed under: Cinéma, Funk | Mots-clefs: , , , , , , , ,

C’est beaucoup moins Isaac « Black Moses » Hayes qui brille des mille feux du soleil dans « Do Your Thing », cet incroyable titre en forme de générique de fin, cette descente hallucinée dans les excès du groove et du rock figurant en piste quasi-finale de la BO du film Shaft… que Charles Pitts, son guitariste.

C’est « Skip » Pitts aussi qui alluma sa wah-wah pour faire éclore le légendaire thème du film, que le grand frère Isaac Hayes avait accepté de mettre en musique en dépit de sa déception de n’avoir pas été choisi pour le rôle-titre. « Skip » Pitts encore, boucle d’oreille et tempes rasées brillant sur son crâne acajou, qui se promène avec nonchalance et force le long de « Soulville » ou des instrumentaux urbains de l’une des plus belles bandes originales qui aient été composées.

« Skip » Pitts enfin, qui est l’auteur de l’un des plus invraisemblables chorus de guitare qui aient été gravés sur vinyle, toute pédale et cervelle allumées, une odysée hendrixienne dans les bas-fonds du son Stax, ici à partir de 2 minutes 10 et malheureusement interrompu après 8 minutes d’échappée, mais avant la fin cataclysmique que l’on retrouve sur le disque.