Inner City Blog


Finance nothingness
5 juillet 2012, 9:48
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Il y a de quoi en avoir assez, de l’argent. Je connais des hommes, des incapables, des inadaptés, des rêveurs baudelairiens dans Athènes en crise, des râleurs aux poches crevées à Paris, des punks sentimentaux, des Américains renégats, qui mériteraient qu’on se cotise pour eux. Nous tous, un euro chacun par an. Pour qu’ils puissent vivre de bouts de pain et de fromage, de draps propres, de contemplation de filles et de monuments splendides, tant qu’il est bon que cela se fasse ainsi. Ils ne viendraient peut-être nous embarrasser qu’avec un peu d’art, un je ne sais quoi de beauté, trois fois rien de splendeur, à la rigueur.

Mais que Barrett Strong ait tricoté seul ce tube tout de guitare surf, de chœurs façon Ray Charles et ses Cookies, de voix de papier de verre, avant d’écrire Through The Grapevine, War, Ball Of Confusion et Papa Was A Rollin’ Stone, est un scandale. Que les Lennon-McCartney et la bande aient su en tirer le suc est difficile à admettre.

Nous autres, nécessairement, nous devons être des paresseux. Je ne vois pas d’autre explication.



Brits can groove
15 mars 2010, 4:25
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Rendant à César ce qui lui appartient, comme dit l’autre, il faut admettre qu’il y a un sens très lourd du groove dans ce titre d’Elton John sur Benny & The Jets, ce groupe pop imaginaire qu’un jour ou l’autre, enfants, nous avons rêvé de voir dans nos postes de télévision.

Pour cette interprétation sur le plateau de Soul Train de sa vision psychédélique de « Candy & Ronnie », leurs « bottes électriques » et leurs « costumes en mohair », nous ferons allégeance cette fois. En faisant l’économie de ses titres nobiliaires britanniques et ses idôlatries de chanteur de variété, nous reconnaîtrons, n’est-ce pas, que la place de cette chanson est ici.