Inner City Blog


Finance nothingness
5 juillet 2012, 9:48
Filed under: Soul | Mots-clefs: , , , , , , , ,

Il y a de quoi en avoir assez, de l’argent. Je connais des hommes, des incapables, des inadaptés, des rêveurs baudelairiens dans Athènes en crise, des râleurs aux poches crevées à Paris, des punks sentimentaux, des Américains renégats, qui mériteraient qu’on se cotise pour eux. Nous tous, un euro chacun par an. Pour qu’ils puissent vivre de bouts de pain et de fromage, de draps propres, de contemplation de filles et de monuments splendides, tant qu’il est bon que cela se fasse ainsi. Ils ne viendraient peut-être nous embarrasser qu’avec un peu d’art, un je ne sais quoi de beauté, trois fois rien de splendeur, à la rigueur.

Mais que Barrett Strong ait tricoté seul ce tube tout de guitare surf, de chœurs façon Ray Charles et ses Cookies, de voix de papier de verre, avant d’écrire Through The Grapevine, War, Ball Of Confusion et Papa Was A Rollin’ Stone, est un scandale. Que les Lennon-McCartney et la bande aient su en tirer le suc est difficile à admettre.

Nous autres, nécessairement, nous devons être des paresseux. Je ne vois pas d’autre explication.

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Cash, stacks, dough, benjamins, moola & greenbacks
17 mars 2010, 8:45
Filed under: Funk, Télévision | Mots-clefs: , , , , , , , , , , ,

Pour l’amour de l’argent se sont abolies des libertés, des histoires d’amour et des années de paix. Les discours les plus ridicules ont pour sujet les impôts, les taxes, les salaires, le coût de la vie, l’inflation, l’économie, la croissance, les bas-de-laine, les matelas de grand-mères. Que fait-on avec nos hontes d’hier ?

En 1974, les trois zouaves de l’Ohio qui sortaient « For The Love Of Money » de leur pompe à funk souriaient sur leurs noeuds-papillons, bougeaient en rythme et en couleurs pour se moquer de la passion du « All-Mighty Dollar« . En 2009, cette chanson a été utilisée pour vanter les mérites d’une émission animée par Donald Trump, mettant en scène des bébés requins pathétiques et accoutrés sur MTV, la machine à faire des gosses de riches.

Et si quelqu’un reprenait cette chorégraphie des O’Jays dans les meetings politiques en signe d’écœurement ?